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De graves conséquences après la décision du gouvernement de retenir 30 % des salaires des fonctionnaires de Gaza

Quds Net · 2017-04-05

L’expert économique et directeur de PalThink, Omar Shaban, a déclaré que la décision du gouvernement de réduire de 30 % les salaires des employés de l’Autorité nationale palestinienne dans la bande de Gaza est survenue soudainement, sans explication préalable, et qu’elle ne visait que les employés de Gaza, ce qui suscite des doutes sur ses raisons et sa crédibilité. Il a averti que cette mesure aurait de graves répercussions sur la relation de l’Autorité avec Gaza, approfondirait la division économique et affective, et nuirait à des dizaines de milliers de familles dans un contexte de chômage, de blocus et de lenteur de la reconstruction. Il a également appelé le ministère des Finances à revoir sérieusement les priorités de dépenses au lieu de faire porter aux seuls employés le coût de la crise financière chronique.

L’expert économique et directeur de PalThink, Omar Shaban, a déclaré que la décision du gouvernement de réduire de 30 % les salaires des employés de l’Autorité nationale palestinienne dans la bande de Gaza est survenue soudainement, sans explication préalable, et qu’elle ne visait que les employés…

L’expert économique et directeur de l’institution « Pal Think », Omar Shaban, a déclaré : « La décision du gouvernement de déduire 30 % des salaires des employés de l’Autorité nationale dans la bande de Gaza est intervenue de manière surprenante et sans explication préalable, et elle est limitée aux employés de la bande de Gaza, ce qui place la décision sous un grand doute quant à sa crédibilité et à ses motifs. »

Shaban a ajouté dans une déclaration : « Cette décision aura de graves répercussions sur la relation de l’Autorité et de ses structures exécutives, législatives et politiques avec la bande de Gaza », soulignant que cette décision renforcera le sentiment croissant que la bande de Gaza ne figure plus parmi les priorités de l’Autorité nationale, malgré toutes les déclarations qui prétendent le contraire.

Il a poursuivi : « Cette décision contredit totalement les déclarations du président et du Premier ministre selon lesquelles l’Autorité et le gouvernement n’abandonneront pas la bande de Gaza, ce qui indique un état de manque d’harmonie au sein des couloirs du gouvernement palestinien quant à la manière de traiter la bande de Gaza. »

Shaban a fait remarquer que cette décision affecte des dizaines de milliers de familles qui dépendent du salaire comme source de revenu pour faire face aux exigences de la vie, à la lumière des conditions économiques très dures dont souffre le secteur, entre chômage, blocus et lenteur du processus de reconstruction.

Il a déclaré : « La question qui se pose toujours est la suivante : pourquoi le gouvernement se hâte-t-il de ponctionner ses employés et de leur appliquer des plans d’austérité, tout en laissant d’autres postes de dépenses relevant des dépenses de divertissement et non nécessaires ? ».

L’expert économique a expliqué que la crise financière de l’Autorité nationale est chronique et se répète de temps à autre, sans qu’il ne soit, ne serait-ce qu’une seule fois, fait halte sur la méthodologie de gestion du ministère des Finances et d’autres institutions concernées.

Shaban a attiré l’attention sur plusieurs éléments, notamment le renouvellement de la licence des télécommunications pour une valeur de 300 millions de dollars il y a quelques mois, en plus du fait que la conférence sur la reconstruction de la bande de Gaza au Caire, le 12 octobre 2014, a alloué la moitié du soutien des pays donateurs à l’appui du budget général. De même, depuis le milieu de l’année 2013, avec l’arrêt du commerce des tunnels, tous les achats de la bande de Gaza s’effectuent par l’intermédiaire de l’Autorité nationale, ce qui a contribué de manière très importante à accroître le solde net de compensation avec la partie israélienne, lequel a atteint 800 millions de shekels par mois, les achats de la bande de Gaza y contribuant à plus de 30 %.

Il a indiqué que la décision ne sert ni l’Autorité nationale ni l’unité nationale, qu’elle approfondit l’état de division économique et affective, et qu’elle creuse davantage l’écart des niveaux de vie dans la bande de Gaza, déjà pauvre à l’origine, par rapport au niveau de vie en général.

L’expert a appelé l’Autorité palestinienne à ne pas se soumettre aux orientations de certains pays donateurs, demandant au ministère des Finances d’œuvrer sérieusement à réorganiser les priorités des décaissements et des dépenses de manière à permettre aux employés du secteur public et à leurs familles de vivre dans la dignité.

Texte © Quds Net — archivé ici avec attribution à la source. — Traduction automatique à des fins d'archivage. — Source d'origine

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