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Les rivalités politiques palestiniennes au cœur des tensions entre Israël et le Hamas

Le Monde · 2011-04-14

Le processus de réconciliation entre le Fatah et le Hamas reste au point mort.

Ghazi Hamad, vice-ministre des affaires étrangères du gouvernement du Hamas, se montre indigné : "Il y a eu 20 morts et 120 blessés du côté palestinien, un seul blessé israélien, et les Israéliens voudraient faire croire qu'ils sont les victimes du terrorisme !" La trêve de fait, instaurée dimanche 10 avril, entre l'Etat juif et les groupes islamistes de la bande Gaza, perdurait jeudi 14 au matin, mais on ne saura sans doute jamais si ces nouveaux "martyrs" de la cause palestinienne, certes tués lors des représailles de Tsahal, n'ont pas aussi été les victimes collatérales de la désunion du mouvement palestinien.

L'enchaînement des événements ayant conduit aux affrontements israélo-palestiniens les plus meurtriers depuis la fin de l'opération "Plomb durci", en janvier 2009, est pour le moins troublant. Le 16 mars, Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, avait répondu favorablement à l'invitation d'Ismaïl Haniyeh, premier ministre du Hamas, à se rendre à Gaza. "Je suis prêt à y aller dès demain", avait-il assuré.

Le 15 mars, une manifestation monstre se tenait au centre de la ville de Gaza, organisée à la suite d'une mobilisation inédite de la jeunesse gazaouie. Officiellement, les chabab (les "jeunes") demandent la réunification du mouvement palestinien, profondément divisé entre le Hamas et le Fatah. Dans les faits, c'est aussi une contestation du gouvernement du Hamas, qui réagira brutalement. Le 16 mars encore, deux militants des Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas, sont tués par une frappe israélienne.

Le Mouvement de la résistance islamique réplique, le 19 mars, avec une puissance sans précédent depuis l'opération "Plomb durci" : quelque 45 obus et roquettes s'abattent sur Israël. C'est le début d'une escalade militaire.

Parallèlement, l'euphorie de la réconciliation palestinienne fait long feu : le 26 mars, plusieurs responsables militaires du Hamas font savoir qu'ils ne pourront pas garantir la sécurité de M. Abbas s'il se rend à Gaza. Dès lors, cette visite "historique" est reportée sine die, même si, comme l'assure Ghazi Hamad, "les contacts à ce sujet se poursuivent".

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Texte © Le Monde — archivé ici avec attribution à la source. — Traduction automatique à des fins d'archivage. — Source d'origine

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