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La reconstruction de Gaza entre le tiraillement politique et les besoins humanitaires

Omar Shaban Ismail · Al Rai Media · 2009

Rédigée après l'opération Plomb Durci menée par Israël (2009), cette analyse d'Al Rai Media examine le bras de fer politique entre Israël, l'Autorité palestinienne, les donateurs arabes et le Hamas qui a retardé la reconstruction de Gaza malgré des besoins humanitaires pressants — 21 000 logements endommagés, 80 écoles détruites. Shaban soutient que la reconstruction ne doit pas être prise en otage par des différends relatifs à la gouvernance.

Rédigée après l'opération Plomb Durci menée par Israël (2009), cette analyse d'Al Rai Media examine le bras de fer politique entre Israël, l'Autorité palestinienne, les…

Rédigé en 2009, au lendemain de l'opération Plomb durci — la guerre de 22 jours d'Israël contre Gaza qui a fait plus de 1 400 Palestiniens tués et détruit d'importantes infrastructures civiles — cette analyse examine la tension entre le besoin humanitaire urgent de reconstruction et les manœuvres politiques de multiples acteurs cherchant à utiliser la reconstruction comme instrument d'influence.

Le bras de fer politique autour de la reconstruction de Gaza en 2009 impliquait au moins quatre groupes d'acteurs. Israël a insisté pour que la reconstruction se fasse uniquement par des mécanismes empêchant le Hamas d'en tirer profit politiquement ou matériellement. L'Autorité palestinienne a cherché à s'assurer que la reconstruction passe par ses institutions, rétablissant ainsi sa présence institutionnelle à Gaza. Les États donateurs arabes, dirigés par l'Égypte, souhaitaient que la reconstruction ait lieu mais à des conditions qui affaibliraient la position de gouvernance du Hamas. Et le Hamas a insisté sur le fait que toute reconstruction contournant ses structures administratives constituait une tentative de punition collective et de changement de régime par d'autres moyens.

Les besoins humanitaires étaient urgents et sans équivoque : 21 000 logements endommagés ou détruits, 80 écoles endommagées, 5 000 personnes laissées sans abri en hiver. Les infrastructures d'eau, les lignes électriques et les réseaux d'égouts nécessitaient des réparations immédiates. Des enfants vivaient parmi les décombres.

Le bras de fer politique a retardé cette réponse humanitaire pendant des mois. Les bailleurs internationaux, réunis à Charm el-Cheikh en mars 2009, ont promis 4,5 milliards de dollars pour la reconstruction palestinienne — mais ont assorti ces promesses de conditions sur la gouvernance et le Hamas qui ont ralenti les décaissements à une fraction du montant promis.

La conclusion fondamentale est que la population de Gaza ne peut pas être prise en otage par des différends politiques sur l'autorité qui administre la reconstruction. Les besoins humanitaires existent indépendamment des résultats politiques. Le fait de ne pas avoir séparé ces deux questions en 2009 a condamné la population de Gaza à une année supplémentaire passée dans des logements endommagés pendant que les acteurs politiques débattaient des modalités de gouvernance.

Thème : Gaza Reconstruction — post-war reconstruction · humanitarian needs · political divisions · donor aid — Texte © Al Rai Media — archivé ici avec attribution à la source. — Source d'origine

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