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À Gaza, les tentatives de mobilisation en faveur d'une réconciliation interpalestinienne inquiètent le Hamas

Le Monde · 2011-04-16

Depuis le 15 mars, plusieurs groupes se sont formés, via les réseaux sociaux, pour appeler au rapprochement du Fatah et du Hamas. Une mobilisation mal vécue par le mouvement islamiste, qui y voit une contestation de son pouvoir.

Tout a commencé sur Facebook, avec la publication d'un manifeste appelant à la réunification du mouvement palestinien. "C'était avant la révolution tunisienne", précise Mohammed Abou Yazan, l'un des porte-parole de ce "mouvement du 15 mars" qui tente de s'imposer à Gaza.

Un premier groupe s'est formé, puis un autre, et la mobilisation a pris de l'ampleur. "Notre message aux responsables du Hamas et du Fatah (colonne vertébrale de l'Autorité palestinienne) était simple : "Nous avons voté pour vous pour obtenir un vrai changement. Il ne s'est rien passé : vous avez trahi la cause palestinienne.""

Mohammed Abou Yazan a une vingtaine d'années. Ce n'est pas son vrai nom, on ne décrira ni son apparence, ni son parcours, ni sa famille, pourtant exemplaire dans le soutien qu'elle lui apporte.

Depuis que des dizaines de milliers de personnes se sont massées, le 15 mars, place Al-Katiba, faisant de cet événement le plus grand rassemblement depuis que le Hamas a pris le contrôle de Gaza en 2007, il n'est guère prudent de contester.

Mohammed Abou Yazan a beau assurer que "la parole s'est libérée", que "les gens n'ont plus peur ", son attitude dit le contraire. D'ailleurs, il ne tarde pas à le reconnaître : "Dès que l'on parle, que l'on critique, on est accusé d'être des collaborateurs, d'Israël, et du Fatah. Nous avons en nous une énorme frustration, et nous savons que nous risquons nos vies, et celle de nos familles." Inquiet, le gouvernement du premier ministre Ismaïl Haniyeh (Hamas) a d'abord tenté d'en savoir plus.

Il a dépêché des émissaires auprès des jeunes : Fawzi Bahoum, porte-parole du mouvement, Ismaïl Alashqar, chef des services de sécurité, et même le modéré Ghazi Hamad, vice-ministre des affaires étrangères, se sont relayés.

Leurs propos étaient insidieux, se rappelle Mohammed Abou Yazan : ""Etes-vous un parti politique ? Qui vous finance ? Méfiez-vous du Fatah. Nous sommes vos intermédiaires ; nous ne vous voulons aucun mal." Nous avons répondu que nous sommes un mouvement social, que notre seul combat est celui de la réunification palestinienne, que nous ne sommes pas contre le Hamas."

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Texte © Le Monde — archivé ici avec attribution à la source. — Traduction automatique à des fins d'archivage. — Source d'origine

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