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Sociétés par actions en Palestine (3) : membres des conseils d'administration et rémunérations pouvant atteindre 3 000 $ par heure

Omar Shaban Ismail · Sama News Agency · 2011

Le troisième article de la série sur les sociétés par actions palestiniennes examine la sélection des membres du conseil d'administration, des rémunérations astronomiques atteignant 3 000 dollars de l'heure, des conflits d'intérêts et l'absence de mécanismes de contrôle efficaces, et appelle à des réformes urgentes de la gouvernance d'entreprise.

Le troisième article de la série sur les sociétés par actions palestiniennes examine la sélection des membres du conseil d'administration, des rémunérations…

Dans le cadre de la série d'articles que j'ai consacrée au secteur des sociétés par actions, publiques et privées, en Palestine, je traiterai dans celui-ci de la question de l'appartenance aux conseils d'administration : la manière dont leurs membres sont choisis, leurs rémunérations astronomiques et d'autres questions connexes.

À la clôture de l'exercice, les sociétés par actions versent une prime aux membres de leur conseil d'administration — entre 5 et 11 personnes — dont le montant varie entre 5 % et 10 % des bénéfices. Si le bénéfice net d'une société atteint 30 millions de dollars et que ses statuts prévoient d'en distribuer 5 % au conseil, cela signifie que chaque membre peut percevoir jusqu'à 150 000 dollars par an pour avoir assisté à 15 séances en moyenne, soit 10 000 dollars par séance d'une durée n'excédant pas trois heures : plus de 3 000 dollars de l'heure.

Beaucoup de sociétés s'abstiennent de divulguer le montant de ces primes. Certains administrateurs siégeant dans plusieurs conseils perçoivent des rémunérations annuelles atteignant le million de dollars. Les grands actionnaires nomment des membres qui entérinent leurs décisions sans véritable reddition de comptes, et se servent de ces mandats pour acquérir une influence politique et une immunité face à toute mise en cause.

Ces rémunérations contribuent à déformer le tissu social et à créer ce que l'on appelle une économie de casino, où des rendements faramineux sont obtenus sans effort notable. Ce qu'il faut, c'est une réforme de fond du système de gouvernance des sociétés par actions et l'imposition d'une transparence totale.

Thème : Palestinian Economy — Corporate Governance · Board of Directors · Transparency · Accountability — Texte © Sama News Agency — archivé ici avec attribution à la source. — Source d'origine

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