عOmar Shaban IsmailÉconomie politique · Palestine

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Pour tous ceux à qui le Hamas ne paraît pas assez radical

IPG-Journal (Friedrich-Ebert-Stiftung) · 2016-02-22

Dans cet entretien accordé à l’IPG-Journal et mené par Hannes Alpen, Omar Shaban affirme que l’organisation État islamique n’a pas de présence avérée à Gaza : des groupes radicaux comme Jaljalat s’en réclament et ont revendiqué de petites attaques, notamment contre un centre culturel français, mais ne sont pas officiellement reconnus par l’EI, qu’il décrit comme « une mode », un label séduisant pour tous ceux qui jugent le Hamas pas assez radical. Il explique que ces groupes reprochent au Hamas de rechercher une trêve avec Israël et de poursuivre un objectif national plutôt que panislamique, et que le Hamas à la fois arrête leurs membres et envoie des oulémas contrer leur interprétation ; certains Gazaouis passés en Syrie et en Irak par les tunnels du Sinaï ont été tués en combattant pour l’EI. Il constate un climat général de peur et d’intolérance mais ne voit pas d’avenir pour l’EI à Gaza, le phénomène relevant selon lui moins de l’idéologie que de la frustration, du chômage et de l’absence de perspectives : une amélioration de la situation économique et de la liberté de circulation rendrait la société plus apaisée et moins radicalisée.

Dans cet entretien accordé à l’IPG-Journal et mené par Hannes Alpen, Omar Shaban affirme que l’organisation État islamique n’a pas de présence avérée à Gaza : des groupes radicaux comme Jaljalat s’en réclament et ont revendiqué de petites attaques, notamment contre un centre culturel français, mais…

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