Couverture médiatique
SRF · 2025-01-28
Omar Shaban, directeur du centre de réflexion indépendant Pal-Think, estime que le pouvoir du Hamas à Gaza approche de sa fin, car le mouvement ne serait plus accepté comme gouvernement ni par la communauté internationale ni par la population locale. Il propose une période transitoire de deux à trois ans durant laquelle des comités locaux de Gaza administreraient le territoire en coopération avec l’Autorité palestinienne et la communauté internationale, avant la tenue d’élections à Gaza et en Cisjordanie. À l’inverse, Hussein Ibish juge que le Hamas conservera probablement le contrôle, Israël refusant toujours de discuter d’un ordre d’après-guerre et d’une alternative palestinienne civile, ce qu’il relie à une politique de maintien de la division politique palestinienne.
Omar Shaban, directeur du centre de réflexion indépendant Pal-Think, estime que le pouvoir du Hamas à Gaza approche de sa fin, car le mouvement ne serait plus accepté comme gouvernement ni par la communauté internationale ni par la population locale. Il propose une période transitoire de deux à tro…
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Israël n’a pas atteint son objectif de guerre, à savoir anéantir le Hamas dans la bande de Gaza. Néanmoins, Omar Shaban, directeur du centre de réflexion palestinien indépendant Pal-Think, est convaincu que le temps de la domination des islamistes militants sur Gaza touchera bientôt à sa fin.
« Le Hamas sait très bien qu’il ne serait plus accepté comme gouvernement, ni par la communauté internationale ni par la population locale », déclare l’analyste politique originaire de Gaza, qui vit en exil au Caire depuis octobre 2023.
Mais qui est en mesure de reprendre les affaires gouvernementales ? L’Autorité palestinienne (AP) en Cisjordanie occupée s’est elle-même portée candidate, mais Shaban écarte cette option : l’AP n’en aurait tout simplement pas les capacités. En outre, elle est très impopulaire.
## Des comités locaux devraient gouverner
Shaban propose à la place une période transitoire de deux à trois ans : « Des comités locaux de Gaza pourraient, pendant cette période, assumer l’administration, en coopération avec l’Autorité palestinienne et la communauté internationale. » Ensuite, des élections devraient avoir lieu, à Gaza et en Cisjordanie, car les Palestiniennes et les Palestiniens ont besoin d’une nouvelle direction politique.
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Des milliers de Palestiniennes et de Palestiniens déplacés sont en route vers le nord de la bande de Gaza. (27.1.2025).
Source de l’image : Keystone/ Mohammad Abu Samra.
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Des milliers de Palestiniennes et de Palestiniens déplacés sont en route vers le nord de la bande de Gaza. (27.1.2025)
Keystone/ Mohammad Abu Samra
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Ils veulent rentrer chez eux. (27.01.2025).
Source de l’image : Keystone/ Abed Hajjar.
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Ils veulent rentrer chez eux. (27.01.2025)
Keystone/ Abed Hajjar
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Cependant, de nombreuses maisons ne sont plus que des ruines, comme ici à Rafah. (24.1.2025).
Source de l’image : Keystone/ Jehad Alshrafi.
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Cependant, de nombreuses maisons ne sont plus que des ruines, comme ici à Rafah. (24.1.2025)
Keystone/ Jehad Alshrafi
Omar Shaban ne donne plus que quelques mois au Hamas à Gaza. En tant que force politique et militaire, il a été brisé. « Il n’y aura pas de reconstruction à Gaza si le Hamas y reste. Pas un seul pays, pas même un pays arabe, ne paierait dans ce cas. Le Hamas doit se retirer. »
Hussein Ibish, expert à l’Arab Gulf States Institute à Washington D.C., n’est pas du même avis. Le Hamas est certes impopulaire à Gaza, mais cela lui importe peu. Les islamistes conserveraient le contrôle de Gaza. « Israël refuse toujours de discuter d’un ordre d’après-guerre et d’une alternative civile palestinienne à Gaza. Cela ne laisse que deux options ouvertes : une réoccupation israélienne complète, à laquelle l’armée n’est pas prête. Ou précisément ce qui est en train de se produire maintenant : le retour du pouvoir du Hamas », explique Ibish.
## Décision stratégique d’Israël ?
Ibish soupçonne derrière cela une décision stratégique d’Israël. « Le 7 octobre 2023 n’a pas modifié la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens. Le gouvernement préfère maintenir la division politique au sein des Palestiniens : le Hamas à Gaza, et l’AP en Cisjordanie. Cette division empêche l’unité parmi les Palestiniens, qui pourrait renforcer le camp modéré et laïque et conduire finalement à la création d’un État palestinien. » Officiellement, Israël se prononce toutefois contre la poursuite de la domination du Hamas à Gaza.
Il appartient au Hamas et à Israël, dans un premier temps, de respecter l’accord de cessez-le-feu et de décider d’un ordre d’après-guerre. La guerre n’est pas encore terminée.
Echo der Zeit, 23.01.2025, 18 heures
Texte © SRF — archivé ici avec attribution à la source. — Traduction automatique à des fins d'archivage. — Source d'origine