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The Christian Science Monitor · 2010-01-26
Le mandat du Parlement palestinien dominé par le Hamas a officiellement expiré lundi, quatre ans après la victoire surprise du mouvement aux élections de 2006, alors que de nouvelles élections auraient dû se tenir le 24 janvier conformément à la Constitution palestinienne. La division politique persistante entre la Cisjordanie et la bande de Gaza a reporté le scrutin pour une durée indéterminée, tandis que le Hamas et le Fatah contestent mutuellement la légitimité de l’autre. Selon des analystes, cette impasse, ainsi que le recul du soutien au Hamas et l’échec des efforts de réconciliation, pourraient aggraver les divisions palestiniennes et éloigner encore davantage la perspective d’un État démocratique.
Le mandat du Parlement palestinien dominé par le Hamas a officiellement expiré lundi, quatre ans après la victoire surprise du mouvement aux élections de 2006, alors que de nouvelles élections auraient dû se tenir le 24 janvier conformément à la Constitution palestinienne. La division politique per…
De nouvelles élections auraient dû se tenir le 24 janvier, conformément à la Constitution palestinienne. Mais le Hamas, distancé par son rival, le Fatah, dans les sondages, pourrait bénéficier du report.
Par Erin Cunningham
Correspondante
26 janv. 2010, 8:13 a.m. ET
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Ville de Gaza, Gaza
Quatre ans après que le Hamas a remporté une victoire surprise aux élections législatives palestiniennes de 2006, provoquant de rapides sanctions internationales et un boycott diplomatique mené par l’Occident, le mandat du Parlement qu’il dominait a officiellement expiré lundi.
Conformément à la Constitution palestinienne, de nouvelles élections législatives auraient dû se tenir le dimanche 24 janvier, à la fois en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Mais la division politique persistante entre la Cisjordanie, gouvernée par l’Autorité palestinienne (AP) soutenue par l’Occident, et la bande de Gaza administrée par le Hamas, a reporté les élections pour une durée indéterminée.
Le Hamas a dénoncé les allégations venues de Cisjordanie selon lesquelles son gouvernement ne serait désormais plus légitime. Mais alors que les deux camps échangent désormais des accusations sur la légalité du pouvoir de l’autre, l’impasse récente pourrait signifier un paysage politique encore plus fragmenté et affaibli dans les territoires palestiniens, estiment des analystes.
« Il me semble, au vu de la rhétorique des derniers jours, que nous approchons d’une période de divisions encore plus grandes et de davantage de problèmes politiques internes », déclare l’analyste politique basé à Gaza, Mukhaimar Abusaada. « La chose la plus importante à l’heure actuelle, c’est que le Hamas contrôle la situation, et qu’il bénéficie de la reconnaissance de plusieurs nations européennes. Ils estiment maintenant qu’ils peuvent faire tout ce qu’ils veulent. »
## Le soutien au Hamas s’effrite
Bien que le Hamas contrôle fermement la bande de Gaza, sa popularité s’y est érodée à mesure que les habitants deviennent de plus en plus désespérés sous un strict blocus israélien. Si les États-Unis, l’Union européenne et Israël considèrent le Hamas comme une organisation terroriste, le mouvement islamiste avait cultivé un large soutien populaire grâce à ses programmes sociaux appréciés avant les dernières élections. La colère contre la corruption au sein du Fatah a également alimenté leur victoire.
Mais après quatre années de gouvernement, au cours desquelles l’économie de Gaza s’est effondrée, la situation du Hamas a changé. Un sondage de décembre publié par le Centre palestinien pour les enquêtes et la recherche (PCSR), basé à Ramallah, a révélé que seuls 27 % des personnes interrogées en Cisjordanie et à Gaza ont déclaré qu’elles voteraient pour le Hamas lors d’élections législatives. En revanche, 43 % ont déclaré qu’elles voteraient pour le Fatah, qui a reconnu Israël et constitue la force dominante au sein de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.
« Le Hamas n’est pas sûr, après quatre années de siège et de guerre, qu’il obtiendra de bons résultats lors de futures élections », dit M. Abusaada. « Avant que des élections ne se tiennent, ils veulent des garanties que, même s’ils perdent, ils feront toujours partie du système – qu’ils auront encore leur part du gâteau politique palestinien. »
Le Hamas affirme que le gouvernement dirigé par le Fatah en Cisjordanie est illégal, après qu’Abbas a prolongé unilatéralement son propre mandat au début de l’année dernière, et reconduit un « gouvernement intérimaire » dirigé par le Premier ministre palestinien Salam Fayyad sans élections ni soutien du Hamas.
« Nous avons un droit légitime de défendre l’autorité morale du gouvernement ici. C’est notre droit, en tant que vainqueurs des élections palestiniennes », déclare M. Yusuf. « Nous étions le choix du peuple et, de ce fait, nous sommes responsables de ses intérêts. »
## L’État palestinien s’éloigne encore davantage
Le Hamas islamiste et le Fatah, davantage laïque, sont des rivaux acharnés depuis que les deux se sont affrontés dans les rues de Gaza en 2007. Le Hamas a mis en déroute les forces du Fatah fidèles au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, réduisant sa zone de contrôle à la seule Cisjordanie. Depuis, le Hamas gouverne la bande de Gaza assiégée.
De nombreux cycles d’efforts de réconciliation parrainés par l’Égypte au cours des deux dernières années n’ont jusqu’à présent pas permis de parvenir à un accord visant à établir un gouvernement d’unité qui ouvrirait la voie à des élections palestiniennes.
Omar Shaban, directeur du centre de réflexion palestinien Pal-Think, basé à Gaza, qui travaille sur les efforts de réconciliation palestinienne, affirme que le temps passé par le Hamas au pouvoir a transformé l’organisation en un mouvement plus pragmatique, prêt à dialoguer avec l’Occident. Mais il craint que, parce que l’échéance d’aujourd’hui soit passée sans aucune élection, les Palestiniens ne soient plus loin que jamais de la création d’un État démocratique.
« Le rêve que nous avions, construire un État et un système politique viable, n’est désormais plus réalisable maintenant que cette journée est passée », déclare M. Shaban. « Comment pouvons-nous faire cela maintenant alors que nous ne pouvons même pas organiser de simples élections ? »
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Texte © The Christian Science Monitor — archivé ici avec attribution à la source. — Traduction automatique à des fins d'archivage. — Source d'origine