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La flambée du prix des bêtes de sacrifice prive de nombreux Palestiniens de la joie de l’Aïd

Al Jazeera Net · 2006-01-10

Le reportage décrit l’incapacité de nombreuses familles palestiniennes de la bande de Gaza à acheter une bête sacrificielle pour l’Aïd en raison de la forte hausse des prix du bétail et de la dégradation des conditions économiques. Des commerçants et des analystes l’expliquent par la hausse des prix mondiaux, les coûts d’importation via les ports et points de passage israéliens, ainsi que par les fermetures et restrictions israéliennes visant les travailleurs palestiniens, tandis que des représentants économiques ont appelé l’Autorité palestinienne à adopter des politiques pour relancer l’économie et lutter contre la pauvreté et le chômage.

Le reportage décrit l’incapacité de nombreuses familles palestiniennes de la bande de Gaza à acheter une bête sacrificielle pour l’Aïd en raison de la forte hausse des prix du bétail et de la dégradation des conditions économiques. Des commerçants et des analystes l’expliquent par la hausse des pri…

Les espoirs du citoyen quadragénaire Hicham Alyan de trouver un animal de sacrifice se sont envolés dans la cohue du marché des bêtes destinées à l’Aïd, au centre de la bande de Gaza, après en avoir parcouru les allées à la recherche d’une bête qu’il pourrait ramener chez lui à un prix correspondant à la somme d’argent dont il disposait.

Alyan, qui travaille comme fonctionnaire, ne s’attendait pas à une hausse aussi importante des prix des bêtes de sacrifice par rapport aux années précédentes.

Il ajoute, dans un entretien accordé à Al Jazeera Net, que c’est la première fois de sa vie qu’il est contraint de rentrer sans ramener de bête de l’Aïd, soulignant qu’il avait emprunté à l’un de ses amis une certaine somme d’argent pour l’ajouter au montant qu’il avait réservé à l’achat de la bête, mais que cela ne lui a pas permis de l’acheter.

La situation du citoyen Hicham n’est pas différente de celle de nombreuses familles palestiniennes dans la bande de Gaza, que les difficiles conditions économiques que traversent les territoires palestiniens ont empêchées d’acheter une bête de sacrifice pour l’Aïd, malgré leur espoir de voir leur situation économique s’améliorer et leurs conditions matérielles se redresser après le retrait israélien qu’a connu la bande à la mi-septembre dernier.

De son côté, le marchand de bétail Ahmed Sweissi a déclaré que la hausse des prix du bétail cette année a dissuadé la majorité des Palestiniens de se rendre sur les marchés aux bestiaux pour acheter des bêtes de sacrifice.

Sweissi a expliqué à Al Jazeera Net que les territoires palestiniens connaissent une dégradation économique sans précédent, soulignant que la hausse des prix du bétail est due à l’augmentation du prix du bétail sur les marchés mondiaux ainsi qu’à l’augmentation des coûts de son importation via les ports et points de passage israéliens.

L’analyste économique Omar Shaban estime que les mesures israéliennes, les opérations de fermeture et l’interdiction faite aux travailleurs palestiniens de travailler à l’intérieur de la Ligne verte après la mise en œuvre du retrait de la bande de Gaza ont aggravé la détérioration de la situation économique dans les territoires palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza.

Dans des déclarations à Al Jazeera Net, Shaban a souligné que la catégorie des ouvriers et des agriculteurs est la plus touchée par les mesures israéliennes et la situation de stagnation dans les territoires palestiniens, indiquant en même temps que les salaires mensuels de 40 % des employés qui perçoivent leurs salaires de l’Autorité palestinienne sont inférieurs à la valeur du panier d’achats des familles qu’ils entretiennent.

Pour sa part, Mohamed al-Talibani, membre de la Chambre de commerce, a déclaré que la relance de l’économie palestinienne nécessite des efforts soutenus de la part de l’Autorité palestinienne, qui doit s’engager à appliquer des politiques économiques garantissant l’égalité des chances, la relance de l’économie, l’élévation du niveau du revenu national et l’augmentation de la part du produit national dans les industries nationales palestiniennes.

Al-Talibani a appelé l’Autorité palestinienne à lutter contre la pauvreté et le chômage en s’efforçant d’ouvrir les marchés arabes et internationaux à la main-d’œuvre palestinienne afin d’élever le niveau du revenu national du citoyen palestinien en adéquation avec les prix élevés dont souffre le citoyen palestinien.__________________Correspondant d’Al Jazeera Net

Texte © Al Jazeera Net — archivé ici avec attribution à la source. — Traduction automatique à des fins d'archivage. — Source d'origine

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