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Plaidoyer pour la création d’un conseil collaboratif pour la reconstruction de Gaza

Omar Shaban Ismail · Brookings · 2014

Un commentaire de Brookings de 2014, rédigé à la suite de la Conférence des donateurs au Caire (5 milliards de dollars promis pour la reconstruction de Gaza). Shaban propose un Conseil collaboratif pour la reconstruction de Gaza (CCGR) — un organe multipartite composé de représentants palestiniens, de donateurs et de l'ONU — explicitement limité à la gestion technique de la reconstruction et distinct des négociations politiques, assorti de mécanismes obligatoires de reddition de comptes.

Un commentaire de Brookings de 2014, rédigé à la suite de la Conférence des donateurs au Caire (5 milliards de dollars promis pour la reconstruction de Gaza).

Au lendemain immédiat de la guerre de Gaza de 2014, la communauté internationale a rapidement organisé une conférence des donateurs (Le Caire, octobre 2014), qui a généré plus de 5 milliards de dollars d'engagements pour la reconstruction. Pourtant, la question de la gouvernance — qui administrerait la reconstruction à Gaza — est restée non résolue, créant les conditions du même schéma « financement sans mise en œuvre » qui a défini les reconstructions post-conflit à Gaza depuis 2009.

Ce commentaire de Brookings propose une innovation institutionnelle spécifique : un Conseil collaboratif pour la reconstruction de Gaza (CCRG), un organe qui permettrait de rompre l'impasse politique en séparant la gestion technique de la reconstruction des différends politiques portant sur la légitimité de la gouvernance.

Le CCRG serait constitué de trois catégories de membres : une représentation palestinienne incluant à la fois l'Autorité palestinienne et la société civile et l'expertise technique basées à Gaza ; une représentation des donateurs internationaux incluant les principaux pays engagés et les institutions financières internationales ; et une représentation des agences de l'ONU, compte tenu du rôle opérationnel central de l'UNRWA, du PNUD et de l'OCHA à Gaza.

Le mandat du conseil serait explicitement limité à la planification de la reconstruction et à la supervision de sa mise en œuvre — il ne serait pas une autorité gouvernementale et déclinerait explicitement tout rôle dans les négociations politiques. Cette limitation est sa force : elle permet au conseil de fonctionner indépendamment du statut politique du Hamas, de l'avancement des pourparlers de réconciliation ou de l'état du processus de paix.

Le cadre de reddition de comptes proposé comprend des audits indépendants trimestriels des dépenses de reconstruction, des processus de passation des marchés publics, et un mécanisme formel permettant aux résidents de Gaza de soumettre des plaintes concernant les priorités et la mise en œuvre de la reconstruction. Ces mécanismes de responsabilité sont essentiels car les efforts de reconstruction antérieurs ont souffert à la fois de captation politique et de corruption.

Le modèle du Conseil collaboratif est imparfait — il ne résout pas les différends politiques sous-jacents et ne peut garantir qu'Israël autorisera l'importation des matériaux nécessaires. Mais il fournit un cadre de gouvernance qui peut commencer à fonctionner dans les contraintes politiques existantes, tandis que les questions politiques plus profondes sont traitées séparément.

Thème : Gaza Reconstruction — Collaborative council · Donors · PA · Gaza Politics — Texte © Brookings — archivé ici avec attribution à la source. — Source d'origine

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