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Journal Al-Quds · 2022-05-08
Un an après l’offensive israélienne contre Gaza en mai 2021, les efforts pour relancer l’économie et reconstruire le territoire assiégé avancent lentement malgré les promesses de financement de l’Égypte et du Qatar, des responsables invoquant des raisons politiques et financières. Des responsables et des analystes, dont Omar Shaban, estiment que la reconstruction restera lente en l’absence d’une dynamique politique et d’une stabilité sécuritaire, dans un contexte de défis persistants liés à l’accalmie, à Al-Aqsa, à la Cisjordanie et à l’économie en difficulté.
Un an après l’offensive israélienne contre Gaza en mai 2021, les efforts pour relancer l’économie et reconstruire le territoire assiégé avancent lentement malgré les promesses de financement de l’Égypte et du Qatar, des responsables invoquant des raisons politiques et financières. Des responsables…
Gaza - « Al-Quds » dot com - (AFP) - Un an après l’agression israélienne contre Gaza, le mouvement Hamas cherche à relancer l’économie chancelante dans le secteur assiégé et à reconstruire ce qui a été détruit durant 11 jours de bombardements israéliens sur Gaza.
À exactement six heures du soir, le 10 mai 2021, les mouvements Hamas et Jihad islamique ont lancé des centaines de roquettes en direction d’Israël, à la suite d’une menace proférée par le porte-parole des Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, dans laquelle il demandait le « retrait » des éléments de la police israélienne de la mosquée Al-Aqsa et du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem.
Cela avait été précédé par plusieurs semaines d’affrontements entre les Palestiniens et la police d’occupation à Jérusalem, en raison d’une menace israélienne d’expulser plusieurs familles palestiniennes de leurs maisons dans le quartier de Cheikh Jarrah dans la ville, puis la tension s’est déplacée vers les esplanades de la mosquée Al-Aqsa, faisant plusieurs centaines de blessés parmi les Palestiniens.
Durant les 11 jours de confrontation militaire, considérée comme la plus violente depuis des années, 260 Palestiniens sont tombés en martyrs, dont 66 enfants, tandis que du côté israélien, 14 personnes ont été tuées, parmi lesquelles un enfant, une jeune fille et un soldat.
L’armée d’occupation israélienne a déclaré que le système « Dôme de fer » d’interception des roquettes avait intercepté environ 90 pour cent des roquettes de la résistance lancées en direction de l’État hébreu.
La confrontation s’est étendue à l’intérieur occupé, où des affrontements ont éclaté entre Palestiniens et Juifs, en plus de confrontations en Cisjordanie occupée.
Au cours de la guerre, Israël a détruit totalement 1 600 maisons palestiniennes dans la bande de Gaza, tandis que plus de soixante mille autres maisons ont été gravement ou partiellement endommagées dans le territoire auquel Israël impose un blocus sévère depuis plus de quinze ans.
Après l’entrée en vigueur de l’accord de trêve conclu entre Israël et le Hamas avec la médiation de l’Égypte et d’autres parties, le président égyptien s’est engagé à verser 500 millions de dollars, et le Qatar autant, en vue de la reconstruction de la bande de Gaza, dont la superficie ne dépasse pas 360 kilomètres.
Mais le processus de reconstruction avance encore lentement, selon Naji Sarhan, vice-ministre du Logement et des Travaux publics dans la bande de Gaza administrée par le Hamas.
Sarhan attribue cela à des « raisons politiques et financières », sans fournir davantage de détails. Il indique que la subvention égyptienne « progresse bien ».
Il souligne que « la priorité, chez nous, dans la distribution des appartements de la subvention égyptienne, ira à ceux dont les maisons ont été détruites durant la dernière guerre, aux personnes à revenu limité et aux familles pauvres ».
L’Égypte construit actuellement dans le nord et le centre du territoire trois villes résidentielles comprenant environ deux mille unités de logement.
Le vice-ministre prévoit « l’achèvement de la reconstruction de 500 maisons au milieu de cette année, soit un tiers du nombre total des maisons détruites ».
Le territoire abrite 2,3 millions de Palestiniens, dont environ les deux tiers sont de pauvres réfugiés.
L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) supervise la réhabilitation et la reconstruction des maisons des réfugiés endommagées dans le territoire.
Selon le porte-parole de l’agence à Gaza, Adnan Abu Hasna, elle a entièrement clos le dossier des dégâts partiels, et ce dossier comprend 7 000 maisons ayant subi des dommages légers, moyens ou graves ».
Des sources au Hamas avaient précédemment annoncé qu’elles avaient été informées, par l’intermédiaire de médiateurs égyptiens et qataris, de l’intention d’Israël de porter à 20 000 la part des travailleurs de la bande de Gaza en permis, soit 8 000 nouveaux permis, en raison de la « stabilité sécuritaire » qui règne dans la région.
Pour Ofer Zalzberg, expert des affaires du Moyen-Orient à l’Institut Herbert C. Kelman, « les dirigeants du Hamas hors de Gaza, tels que Saleh al-Arouri (vice-président du mouvement), pensent de manière idéologique et estiment que la stratégie ne doit pas se concentrer sur Gaza ».
Quant au professeur de sciences politiques à Gaza, Jamal al-Fadi, il estime que le Hamas fait face à « de grands défis consistant en la trêve et la résistance ».
Il ajoute à l’Agence France-Presse que parmi les défis figurent aussi « les incursions des colons dans la mosquée Al-Aqsa ainsi que la tension en Cisjordanie et à Jérusalem, et en même temps, le Hamas choisira-t-il le calme en échange d’une amélioration de l’économie qui fait face à d’immenses difficultés » dans le territoire.
Sur le plan économique, l’expert économique palestinien Omar Shaban affirme que « l’occupation veillera à empêcher une explosion de la situation à Gaza à travers certaines facilités économiques et l’augmentation du nombre de travailleurs ».
Shaban prévoit que le processus de reconstruction à Gaza restera « lent tant qu’aucune trajectoire politique et stabilité sécuritaire n’auront été atteintes ».
Et cela, selon Shaban, « exige une réconciliation interpalestinienne », car « le monde en a assez de reconstruire ce qui est détruit à chaque fois avant qu’une nouvelle confrontation n’éclate ».
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