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Qu'aurait-il fallu faire ? Avec calme et raison

Omar Shaban Ismail · PalThink for Strategic Studies · 2025

Commentaire de PalThink appelant à des choix politiques calmes et raisonnés pour « le jour d'après » à Gaza, rejetant l'escalade et plaidant pour l'unité palestinienne et la responsabilité internationale.

Commentaire de PalThink appelant à des choix politiques calmes et raisonnés pour « le jour d'après » à Gaza, rejetant l'escalade et plaidant pour l'unité palestinienne…

Dès le tout début de l'agression — et à de nombreuses reprises — nous l'avons dit, publiquement et clairement :

La guerre contre Gaza vise la cause palestinienne et la société palestinienne, dans le présent comme dans l'avenir.

Le gouvernement extrémiste israélien se sert de son combat contre le mouvement « H » comme d'un prétexte pour écraser tout le monde.

Le monde s'est focalisé sur le 7 octobre, tandis que tout ce qui a suivi — une agression sans précédent à l'époque moderne — a été traité comme une simple conséquence.

Le soutien international à Israël — financier, politique, militaire et médiatique — a été multiplié plusieurs fois. Israël est devenu la brute de la région, frappant à sa guise : Téhéran, Damas, Beyrouth, le Yémen, Gaza… sans le moindre élément dissuasif.

Les manifestations universitaires, les décisions des juridictions internationales et les autres initiatives ne feront pas bouger d'un pouce le gouvernement de guerre (Netanyahou est aujourd'hui en Hongrie). Une prestigieuse université américaine est même allée jusqu'à conclure un accord avec des étudiants, offrant deux bourses destinées à des étudiants de Gaza en échange de leur silence.

Il faut descendre du train à la première gare venue lorsqu'on s'aperçoit que l'on s'est trompé de train.

Le dossier doit être confié dans son intégralité à l'Égypte, un État doté d'un poids régional et international considérable. Une organisation politique ne peut accomplir ce que peut accomplir un État de la taille et de l'influence de l'Égypte.

Le 7 octobre a déroulé un tapis rouge devant le gouvernement extrémiste pour poursuivre la judaïsation de Jérusalem et de la Cisjordanie, démanteler l'UNRWA et faire disparaître les camps de réfugiés, le tout dans l'indifférence mondiale.

Il ne faut en aucun cas miser sur les divisions internes au sein de la coalition gouvernementale israélienne, ni entre Israël et les États-Unis ou d'autres. Ils peuvent être en désaccord sur tout, mais ils sont pleinement unis pour enterrer Gaza.

Amplifier l'image de Gaza — assiégée, petite, appauvrie, dépendante de l'occupation pour tout, de l'eau et du lait au papier et à l'électricité — et la présenter comme l'agresseur plutôt que comme la victime sert directement le récit israélien. Aucun esprit raisonnable ne peut imaginer qu'un mouvement confiné dans une bande de 200 miles carrés, entièrement assiégée, tributaire de son occupant pour ses besoins les plus élémentaires, puisse vaincre une occupation soutenue par les deux tiers du monde — une occupation qui contrôle les vannes d'eau, les interrupteurs électriques et le lait infantile.

Il n'y aura ni reconstruction ni secours humanitaire tant que le mouvement « H » restera présent sur la scène.

Tout doit être mis en œuvre pour écourter la guerre, car le monde commence à s'habituer à notre mort.

Aucun pays occidental, arabe ou musulman ne tirera une seule balle pour vous. Mettre fin au massacre relève de l'intérêt direct du peuple palestinien — un intérêt que certains pays de la région ne partagent pas nécessairement. C'est pourquoi leur discours ne doit pas seulement être ignoré, mais abordé avec prudence.

Puisque l'agression vise tous les Palestiniens, la délégation de négociation aurait dû représenter tous les Palestiniens, avec l'appui d'experts palestiniens de renommée internationale.

La préservation de la vie des civils, le renforcement de leur résilience et la prévention de leur mise à mort doivent constituer une ligne rouge sacrée.

Il ne faut pas écouter les mercenaires des écrans ni les vedettes des réseaux sociaux (Influencers) qui tirent profit de la guerre — en argent ou en prestige — à Ramallah, Hébron, Doha, Istanbul, Alger et ailleurs.

Mettre fin à la guerre par tous les moyens sert non seulement l'intérêt du peuple et de la cause, mais aussi celui du mouvement « H » lui-même.

Il est temps de penser à des voies alternatives — et elles existent bel et bien.

La porte reste ouverte pour arrêter le massacre…

Thème : Gaza Reconstruction — Source d'origine

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