Vision pour reconstruire l'économie de Gaza au-delà de l'aide humanitaire : emploi local, infrastructures productives, accès commercial et politiques qui réduisent la dépendance structurelle.
Une vision pour relancer l'économie de Gaza au-delà de l'aide : emploi local, infrastructures productives et accès commercial réduisant la dépendance structurelle.
L'économie de Gaza n'a jamais été normale avant la guerre. Dix-sept ans de blocus l'ont transformée en économie de rente dépendant de l'aide pour plus de 80 % de ses revenus. Le chômage a atteint 47 % en 2023 — le plus élevé au monde — puis a bondi à plus de 80 % après la guerre. Le PIB a reculé de 84 % en un an (Banque mondiale 2024).
Cela signifie que la reconstruction économique consiste à bâtir une économie fondamentalement différente — et non à restaurer le statu quo d'avant-guerre.
Une relance économique durable à Gaza exige plus que l'aide — accès commercial, emploi local et politiques réduisant la dépendance structurelle.
Recommandations
Élaborer un plan économique global de dix ans pour Gaza, approuvé par un conseil conjoint de donateurs, de l'Autorité palestinienne et du secteur privé gazaoui.
Créer un fonds de garantie de crédit pour les PME avec un capital d'au moins 500 millions de dollars.
Rétablir l'accès au port d'Ashdod ou ouvrir le port maritime proposé pour Gaza sous supervision internationale dans la première année suivant le cessez-le-feu.
Offrir des incitations fiscales et des garanties juridiques aux investisseurs de la diaspora, avec un « bureau d'investissement de la diaspora » dédié.
Lancer un programme d'alphabétisation financière et numérique visant 100 000 jeunes Gazaouis en trois ans.
Imposer des exigences de contenu local (minimum 30 %) dans les contrats de reconstruction pour employer ingénieurs et ouvriers gazaouis.
Établir une zone industrielle qualifiée (QIZ) à Gaza offrant un accès préférentiel aux marchés américain et européen.
Résultats attendus
Réduction du chômage de plus de 80 % à moins de 20 % en dix ans
Diminution de la dépendance à l'aide humanitaire de plus de 80 % à moins de 20 % des revenus
Création d'un secteur privé gazaoui viable dans de nouveaux secteurs capables d'exporter à l'échelle régionale
Construction d'un modèle économique durable reproductible en Cisjordanie